Programme

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Nous vivons un moment de bascule. Les crises se superposent et ce qui paraissait lointain devient concret : dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, explosion des précarités, montée des peurs et des replis identitaires et défiance démocratique nourrie par les promesses déçues. 

Sur ce terreau instable, les populistes d’extrême droite attisent les haines, dressent les uns contre les autres et promettent des réponses simples à des crises complexes. Nous refusons cette voie. Nous, mouvements de gauche, écologistes et citoyen·nes, portons avec enthousiasme une alliance ouverte et populaire, décidée à mettre l’humain et le vivant au centre. Une alliance qui choisit de réduire les inégalités et de réparer ce qui fracture. Une alliance qui dit OUI au commun, OUI à la solidarité, OUI à la justice, OUI à l’espoir, OUI à Grenoble. Nous pensons que ce moment nous invite à faire du collectif une force et nous choisissons ensemble de résister pour protéger les vies, élargir les droits et organiser la transition de façon juste.

Devant ces enjeux qui, parfois, nous dépassent, l’échelle municipale prend toute sa puissance : celle du quotidien où la vie se joue, capable d’initier, entraîner et protéger. Dans notre histoire nationale, la commune a souvent été le berceau des progrès collectifs : les villes expérimentent et leurs conquêtes finissent par devenir des évidences, des cités affranchies du féodalisme aux municipalismes sociaux du XXe siècle, en passant par la Commune de Paris. La ville, c’est là où l’on habite, apprend, se déplace, se soigne, se rencontre, s’émancipe, là où l’on construit sa vie affective et professionnelle, et enfin, où l’on vieillit. À cette échelle, nous voyons les fractures devenir concrètes, dans un contexte où l’Etat se désengage trop souvent : des loyers trop hauts, un service public qui se retire, une place en crèche introuvable, une salle d’attente saturée, une personne âgée isolée, une femme qui n’ose plus rentrer seule, les corps fatigués quand la chaleur s’accumule et que les nuits ne rafraichissent plus. 

Mais c’est aussi là où l’on veut et l’on peut agir, où l’on peut réparer, coopérer, partager, protéger et inventer d’autres chemins par des choix municipaux qui assument un niveau d’investissement élevé et mettent l’humain au centre. Permettre à chacun·e de trouver sa place et ses appuis, en rendant la ville plus juste et plus sûre, en accompagnant les parcours de vie, en soutenant les solidarités et la proximité. À Grenoble, au pied des montagnes, nous éprouvons déjà les effets du réchauffement climatique, deux fois supérieur ici par rapport au reste du pays. Nous devons construire une ville capable d’offrir des respirations, des solutions, des refuges quand la chaleur, les pollutions et les extrêmes rendent la vie plus dure. Traçons un chemin de justice : une ville qui remet la dignité au centre, qui fait grandir ce qui relie tout en protégeant la planète. 

À Grenoble, soyons fiers de ce que disent les habitant·es quand on les écoute : le bonheur simple d’une ville à taille humaine, proche de la nature, où l’on se déplace facilement en tram, à vélo, à pied, où la vie associative permet de découvrir de nombreuses activités sportives et culturelles. Des habitants qui refusent que Grenoble soit réduite à une caricature et veulent qu’on raconte leur ville pour ce qu’elle réussit, pour ce qu’elle rend possible, pour ce qu’elle a de vivant et d’ouvert. Soyons fiers de vivre dans une ville rebelle aux fatalités, territoire de résistance, Compagnon de la Libération, sachant nommer et se dresser contre les injustices. Une ville d’accueil façonnée par des vagues de migrations, de parcours, d’engagements, une Grenoble sans frontières, qui sait que son horizon ne s’arrête pas à ses limites administratives et qui retisse des solidarités concrètes entre ville et métropole, massifs et vallées. Une ville qui refuse les concurrences et les assignations, qui fait de la proximité une force politique et de l’hospitalité autre chose qu’un mot : une promesse de dignité, de droits, et de liberté réelle pour celles et ceux qui y vivent. Une ville où l’idée de coopération n’est pas une posture, mais une culture profonde historique pour vivre ensemble dans un territoire exigeant. Grenoble, c’est aussi une ville qui affirme, dans son histoire récente, la volonté de prendre sa part dans le mouvement du monde et d’inventer localement des réponses aux défis globaux. Nous souhaitons poursuivre le chemin de cette ville pionnière, terre d’accueil inconditionnel, foyer de la Révolution française, Capitale verte européenne, terre d’invention industrielle, sociale, écologique, à l’avant-garde des droits et de la santé, avec notamment l’ouverture du premier centre de Planning familial ou la création de la première mutuelle de France, société d’entraide des gantiers. 

Cette histoire est une fierté, mais aussi une exigence qui nous oblige à traduire nos valeurs en droits effectifs, en progrès concrets. Elle nous rappelle qu’ici, on a souvent su faire autrement et inventer l’après. Nous nous inscrivons pleinement dans cette histoire. Hubert Dubedout l’avait dit avec une simplicité qui reste notre boussole : « rien de durable ne se fait sans la présence active des habitants ». On ne peut pas « faire pour » sans construire le chemin avec celles et ceux qui le vivent au quotidien. La démocratie ne se décrète pas, elle se fabrique quotidiennement, progressivement, avec les habitant·es. Agir à Grenoble, ce n’est pas simplement “faire sa part” : c’est décider ensemble de ce qui compte et refuser que notre avenir soit confisqué par les seules logiques de marché, de concurrence et de rentabilité à court terme qui transforment tout en marchandise, le logement devenant placement, l’énergie une rente, la nature un décor et l’éducation ou la santé un luxe réservé.

Être fidèle à Grenoble, c’est garder l’audace qui a fait son histoire et cette envie commune de vivre mieux ici. C’est faire de la santé un fil rouge de notre action. L’accès aux soins certes mais aussi inscrire le droit à la santé au cœur de nos politiques municipales, ce qui signifie la possibilité de vivre dans un environnement qui n’abîme pas les corps et les esprits. Car la santé commence par la qualité de nos vies : l’air plus respirable, l’eau potable, des sols vivants, des îlots de fraîcheur, des logements qui protègent du froid comme des canicules, une alimentation saine et accessible. C’est la santé mentale, le droit au répit, la possibilité de souffler. C’est aussi le mouvement : marcher, pédaler, pratiquer une activité sportive, dans une nature à portée de pas. Sur le territoire grenoblois, nous avons les leviers pour faire progresser cette santé du quotidien dans nos rues, nos écoles, nos logements, notre environnement et dans nos choix métropolitains d’aménagement, d’énergie et de mobilité. Faire de la santé un fil rouge, c’est choisir une ville et une métropole qui préviennent, qui réduisent les causes plutôt que de gérer les conséquences. Une puissance publique qui remet le vivant au centre de son action

Et pour donner un rythme commun à notre projet, nous posons trois images, trois repères : une ville-abri, une ville-tremplin, une ville-atelier.

Faire de la ville un abri : une force collective qui aide à tenir quand le monde secoue, quand les crises s’enchaînent, quand les chocs sociaux, économiques, climatiques ou démocratiques fragilisent les vies. Une protection contre ce qui précarise, isole, inquiète et abîme, en particulier dans les quartiers populaires, là où les injustices s’accumulent trop souvent : la peur du déclassement, la crainte de ne plus y arriver, l’instabilité latente, les fins de mois difficiles, les parcours brisés, les violences du quotidien, les discriminations, l’épidémie de solitude des jeunes et des aîné.e.s, le sentiment d’être perdu face aux démarches administratives et au numérique. Une ville-abri, c’est une ville qui accueille chacun.e, garantit l’accès aux services publics de toutes et tous, un socle de sécurité sociale locale, des protections qui garantissent l’équité, qui choisit la dignité avant la rentabilité. Une ville qui protège aussi l’essentiel : l’air qu’on respire, l’eau qu’on boit, la terre qui nourrit et le droit à un logement sain.

Mais c’est aussi construire une ville-tremplin : éviter la chute et donner l’élan. Une ville qui émancipe, qui ouvre des portes, qui rend possible ce que la naissance, l’argent ou l’absence de réseaux empêchent trop souvent. Une ville dans laquelle l’adresse ne décide pas du destin. Une ville qui met de la confiance là où il n’y en a plus : par l’éducation et la culture, par l’accès aux droits, aux soins, au sport, aux mobilités, à la formation, par le droit à l’erreur et la seconde chance. Une ville qui propose des ressources et des lieux pour se relever, apprendre, créer, entreprendre autrement, travailler dignement, grandir en trouvant sa place. Une ville-tremplin, c’est la puissance publique qui promeut l’émancipation, qui libère les énergies et rend à chacun une part de pouvoir sur sa vie.

Enfin, c’est inventer une ville-atelier : un endroit où l’on croise les savoirs, où l’on fabrique, ensemble, des solutions concrètes. Une ville où l’on ose expérimenter et où l’on généralise ce qui marche : de nouvelles solidarités, une démocratie plus vivante, des formes d’économie au service du vivant, des manières d’habiter et de se déplacer qui ménagent le vivant. Une ville-atelier, c’est un territoire qui devient capable d’essayer, d’apprendre, de corriger, avec ses habitant·es et ses acteurs de terrain. C’est la ville comme fabrique populaire : on y répare, on y transforme, on y relie. Et à force de faire, on finit par prouver qu’une société plus juste, plus démocratique et plus vivable n’est pas une idée lointaine : c’est une pratique collective, ici, maintenant.

Voilà pourquoi notre projet s’organise autour de trois exigences politiques qui sont notre cap politique : coopérer, protéger et inventer.

Coopérer : faire ville ensemble

Coopérer consiste d’abord à résister aux modèles dominants qui ont fait de la compétition une morale. C’est refuser une société-arène où chacun se débrouille, se compare et se méfie, s’affronte et se défie, où l’échec devient une faute et l’autre un obstacle. Coopérer, c’est renouer avec notre histoire populaire : celle des sociétés coopératives de production du monde ouvrier et des ateliers partagés qui visaient à reprendre prise collectivement sur le travail, la dignité et la vie quotidienne.

À Grenoble, coopérer, c’est d’abord assumer un horizon politique : reconnaître les habitant·es comme des acteurs de la ville et non comme des usagers à gérer. C’est mettre au premier plan celles et ceux qui font la ville : agents publics, associations, collectifs d’entraide, artistes, éducateur·rices, bénévoles, commerçant·es, artisan·es, entrepreneur·es, toutes ces forces sans lesquelles rien ne tient.

Coopérer, c’est aussi reconnaître notre interdépendance. L’entraide n’est pas une faiblesse. Une ville est un tissu de liens et appuis invisibles : le ou la voisin·e qui aide, l’enseignant·e qui repère une détresse, l’association qui accueille sans condition, l’agent public qui ramasse nos déchets, la ou le soignant·e qui écoute, l’aide à domicile qui accompagne. À la fable de l’individu autonome et du « chacun pour soi », nous opposons la puissance du commun, la promesse d’un « nous » vivant, joyeux, capable de tisser des liens entre les êtres vivants, les territoires, les générations et les cultures, là où d’autres dressent des murs.

Pour coopérer, il faut des cadres clairs, des décisions compréhensibles, une transparence réelle, des règles de dialogue et une attention constante à celles et ceux qu’on n’entend jamais. Aller vers les personnes éloignées, celles qui se sont détournées de l’action publique, lever les freins matériels, éviter que la participation soit confisquée par ceux qui, délivrés de l’enjeu de survivre, ont du temps, de l’énergie, des codes et de l’assurance : c’est une condition de justice démocratique.

Coopérer, c’est faire des biens communs un cap politique. Ce qui est vital fonde notre dignité collective et ne peut pas dépendre du profit : l’eau, l’énergie, le logement, l’espace public, la santé… chaque grenoblois·e doit pouvoir devenir acteur et gardien de ces biens partagés. 

Coopérer, c’est ouvrir des espaces où l’on construit collectivement la ville de demain, sur le terrain. La démocratie reprend de la force quand elle devient visible, praticable, quand chacun peut comprendre et contribuer. Nous voulons une ville qui ouvre ses projets, qui partage ses chantiers, qui transforme avec les habitant·es plutôt que devant eux. Coopérer, c’est écouter la parole de celles et ceux qui vivent la ville au quotidien, c’est reconnaître le droit d’essayer, de corriger, de recommencer. C’est faire de chaque transformation une occasion de lien et de confiance. En additionnant les savoirs populaires et académiques, les expertises techniques et d’usage, relevons ensemble le défi de faire de la démocratie une pratique vivante. Coopérer, c’est également organiser la mutualisation : rendre accessibles et partager des équipements, des espaces, des outils, des compétences, des ressources pour que les habitant·es puissent agir, réparer, apprendre, créer et s’entraider. Une ville coopérative, c’est une ville qui fabrique du commun par le concret. Pour autant, coopérer, ce n’est pas renvoyer la responsabilité publique sur les habitant·es. La coopération ne doit jamais remplacer le service public qui doit rester le garant de l’universalité des droits, de la réduction des inégalités sociales et territoriales, de l’égalité d’accès de toutes et tous.

Enfin, coopérer, c’est aussi construire des passerelles entre les préoccupations environnementales et sociales, le centre-ville et les quartiers populaires, la commune et la Métropole. Les défis sont trop grands. Grenoble ne relèvera pas seule ceux du logement, des mobilités, de la santé environnementale, de l’énergie, de l’emploi, de l’adaptation climatique. La Métropole, c’est l’endroit où se décide une part décisive du quotidien. Coopérer, c’est refuser que cette échelle soit lointaine, technocratique ou opaque, et surtout refuser une Métropole qui met les communes en concurrence : nous voulons une Métropole qui organise la solidarité, mutualise, protège et rend des comptes. C’est là que se joue une part majeure de la transition. Et Grenoble doit y tenir son rôle : faire vivre une coopération métropolitaine au service du vivant et de la dignité.

Protéger : prendre soin et améliorer le quotidien

Protéger, c’est remettre la dignité de chacun·e au centre, sécuriser le quotidien, amortir les ruptures dans les parcours de vie, enrayer les déterminismes, permettre à chacun·e de prendre toute sa place dans la société. C’est renforcer les services publics pour qu’ils jouent leur rôle de bouclier du quotidien, qu’ils protègent, réparent et assurent l’égalité des droits et des chances en actes, pour une ville de l’attention qui prend en compte la vie de toutes et tous, à chaque étape de la vie.

Une ville qui protège, c’est une ville qui considère chaque habitant. Aller vers, simplifier, rendre effectif les droits : une même méthode, partout. C’est une ville qui ne laisse pas les gens se débattre seuls avec des formulaires, des dettes, des fins de mois difficiles. Cela suppose de protéger le pouvoir d’achat, de rendre robustes et accessibles les services publics, de lutter contre toutes les formes de précarité et contribuer à la dignité (accès au logement, à la crèche, à la cantine, aux services d’aide à domicile, à l’énergie, à la mobilité, à la santé, à la culture, au sport). 

Protéger, c’est sécuriser les trajectoires, en particulier celles des jeunes, en reconnaissant que les jeunesses cumulent promesses et vulnérabilités. À Grenoble, cela commence à l’école : nous les souhaitons accueillantes, apaisées, accessibles, des lieux de confiance qui ouvrent des portes. L’éducation doit permettre à chacun·e de grandir en confiance, d’explorer, d’agir, de coopérer et de comprendre le monde. Nous voulons construire, avec tous les acteurs concernés, un projet éducatif émancipateur et inclusif qui favorise l’autonomie, encourage les initiatives, le respect, l’égalité, la capacité de dire oui ou non et l’esprit critique, y compris face aux images et aux réseaux sociaux. Cela suppose de repérer l’exposition à l’isolement et aux violences pour prévenir les vulnérabilités, d’offrir des lieux-ressources pour s’émanciper, s’exprimer, imaginer et créer, mieux articuler l’école, le social, la santé, la culture, le sport et l’emploi pour éviter les ruptures ou les bascules, pour construire des espoirs et des perspectives. Protéger, c’est faire en sorte que chaque enfant et chaque jeune puisse prendre toute sa place, trouver des appuis et imaginer des horizons là où se joue, très tôt, l’égalité des chances et la société de demain.

Protéger, c’est permettre de vieillir à Grenoble dans la dignité, le choix et le maintien du lien social. Logement, mobilité, prévention, accès aux droits, lutte contre l’isolement : nous ferons du vieillissement un axe fort de notre projet social, avec des lieux-ressources pour les aîné·es et les aidant·es, des solutions d’habitat diversifiées et une attention concrète à l’autonomie au quotidien.

Protéger, c’est penser la santé au sens large, comme une pierre angulaire : garantir l’accès aux soins, sans renoncement ni parcours du combattant comme assurer à chacun·e les conditions d’un bien-être physique, mental et social. Nous souhaitons créer les conditions pour que chaque grenoblois·e puisse disposer d’un médecin-traitant, promouvoir prioritairement des centres de santé hors des logiques de marchandisation : prévenir autant que de guérir, lutter contre les inégalités sociales, bien vieillir dans la ville, agir sur ce qui façonne la santé du plus jeune jusqu’au plus grand âge. Car la santé, c’est surtout agir à la racine contre ce qui abîme les humains et notre environnement. Elle se tisse dans les assiettes des enfants et des aînés, dans notre manière de vivre et de bouger, comme dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons ou dans la chaleur des liens humains que nous cultivons. C’est défendre la biodiversité, désimperméabiliser les sols, rafraîchir l’espace urbain, protéger nos arbres comme un patrimoine vivant, rendre à la nature sa place dans la ville. C’est construire et rénover autrement, par un urbanisme favorable à la santé, respectueux des limites de la Terre, qui offre de l’ombre et de l’air. C’est faire de l’alimentation un droit : soutenir des filières locales, aider l’installation paysanne, développer une démocratie alimentaire et lutter contre la précarité alimentaire à tous les âges de la vie. Protéger c’est choisir de prendre soin du vivant dans tous nos milieux de vie : les arbres dans nos parcs et nos rues, la vie aquatique et nos rivières, les animaux qui vivent parmi nous comme ceux, sauvages, qui nous entourent. Parce que la dignité ne s’arrête pas aux frontières de notre espèce, nous voulons aussi une ville attentive à la condition animale, qui lutte contre la maltraitance et reconnaît toute la place du vivant dans la cité.

Sur le logement, notre intention est simple : faire primer le droit d’habiter sur la logique de rente. Le logement n’est pas un produit, il conditionne la dignité, la santé, la stabilité. À Grenoble, la crise du logement n’est pas une fatalité : elle résulte de tensions, de renoncements, de spéculations et d’injustices qui excluent et précarisent. Notre cap, c’est une ville où chacun·e, quels que soient ses revenus, son âge ou son parcours, peut accéder à un logement abordable, sain, confortable été comme hiver, sobre en énergie, et inscrit dans une vie de quartier vivante. Cela implique de lutter contre la marchandisation du territoire, de lutter fermement contre le mal-logement et la vacance durable, et d’engager une transformation écologique de l’habitat qui soit d’abord une politique de justice sociale. Enfin, parce que se loger ne doit pas isoler, nous voulons considérer l’habitat comme un lieu de liens et de résilience : une politique du logement plus coopérative, plus démocratique, où les habitant·es retrouvent du pouvoir d’agir et où le quartier redevient un foyer de solidarité et d’entraide.

Protéger, c’est reconnaître que chacun·e a droit à une vie apaisée et à se sentir en sécurité dans son quotidien. Face aux discours de surenchère qui promettent des miracles face à des problématiques nationales complexes, nous choisissons la voie du renforcement de la présence humaine, de la prévention et de la médiation. Et une coordination claire, efficace, de tous les acteurs. Nous voulons donner les moyens aux services de prévention, à nos médiatrices et médiateurs, à notre police municipale d’intervenir au plus près de la population, au contact de la vie ordinaire, là où se joue la confiance. Inventer de nouvelles formes de médiation, travailler avec les acteurs de terrain pour garantir à toutes et tous le droit fondamental à la sécurité, en alliant fermeté et humanité. A Grenoble, nous construirons un « Pacte républicain » où la commune, l’État et la justice assumeront chacun leur part, sans confusion des rôles. Regagner ensemble du terrain, sans théâtre. Agir de manière ferme, utile et bien coordonnée contre les trafics qui confisquent des espaces, abîment les vies et exploitent les jeunes, les femmes et les plus vulnérables.

Grenoble doit également être une ville qui protège les corps et les vies. Une ville féministe, qui lutte contre les violences sexistes et sexuelles, qui garantit des espaces publics sûrs, d’écoute et de prise en charge digne. Une ville antiraciste, qui combat les discriminations à l’embauche, au logement, dans l’accès aux loisirs, qui refuse les humiliations ordinaires et les contrôles aux faciès. Une ville où la sororité et la fraternité sont promues dans tous les espaces, du plus jeune âge au dernier. Une ville alliée des personnes LGBTQIA+, où chacun·e peut vivre sans peur, aimer sans se cacher, exister sans se justifier. Une ville inclusive, antivalidiste, qui lutte contre les discriminations liées au handicap, qui garantit l’accessibilité et l’autonomie, qui permet à toutes et tous de se déplacer, se soigner, accéder aux droits, à la culture, au sport. Une ville qui considère les personnes exilées comme des citoyens : accueil, droits, dignité, parce qu’une commune se juge aussi à la manière dont elle accueille celles et ceux qui arrivent avec une valise et une histoire brisée.

Protéger, c’est permettre à chacun·e de retrouver du repos et un vrai droit aux loisirs. Le manque de temps crée des inégalités profondes, de l’épuisement pour les familles, les jeunes et les aidants en raison de nuits trop courtes et de trajets imposés, de la solitude pour les personnes âgées. Défendre le temps libre, c’est construire une ville qui allège la vie quotidienne, simplifie les démarches et rapproche les services pour libérer du temps pour la santé, les proches, la culture, le sport et l’engagement. Reprendre la main sur le temps, c’est redéfinir le progrès : non pas courir plus vite, mais vivre mieux. Une ville protectrice ne vole pas votre temps, elle vous en rend.

Protéger, enfin, c’est défendre les libertés fondamentales, garantir la liberté de culte et la laïcité, la cohésion démocratique face aux replis identitaires et aux tentations autoritaires. Refuser que la peur gouverne, et tenir une promesse simple : faire en sorte que chacun·e ait sa place dans la ville.

Inventer : l’audace d’ouvrir des chemins nouveaux

Le monde change, les contraintes augmentent et les solutions d’hier ne répondent pas toujours aux besoins et réalités d’aujourd’hui. Il nous faut oser inventer de nouvelles manières de vivre ensemble, d’habiter, de produire, de travailler, des services publics plus proches, plus humains, plus ajustés, une planification écologique à la hauteur des urgences.

Inventer, c’est réorienter l’économie et l’argent public pour fabriquer du lien et de la robustesse, soutenir les relocalisations et les filières utiles socialement. Inventer, c’est valoriser le réemploi, favoriser l’usage plutôt que la propriété, reconnaître les métiers du soin, de l’éducation, de l’accompagnement, de la réparation et de la sécurité du quotidien comme le cœur de la cité. À Grenoble, inventer, c’est s’appuyer sur une force déjà présente : l’intelligence collective d’un territoire de recherche, d’industrie, de culture, d’associations, d’expérimentations sociales. Soutenons les solutions qui améliorent la vie, réduisent les inégalités, diminuent l’empreinte écologique, redonnent du temps, de la santé, des liens, à l’image de la théorie du “donut”, plancher social et plafond environnemental, qui permet de rester dans la zone juste et sûre. Celles qui créent de l’utile, du partageable, de l’accessible, qui se mesurent à ses effets sur les existences. Nous voulons également une ville qui ouvre un horizon économique, qui aide celles et ceux qui veulent entreprendre, créer leur activité, reprendre un commerce, lancer une coopérative, une association, une entreprise utile. Faire de Grenoble une ville où l’on peut travailler avec du sens, une ville où l’on fabrique et produit ce qui répond d’abord aux besoins réels : se loger mieux, se déplacer autrement, réparer, rénover, nourrir, accompagner, créer. Une ville qui fait grandir l’emploi local en misant sur l’économie de la transition et de la proximité, en donnant aux initiatives les moyens de passer de l’idée à l’action, et à chacune et chacun la possibilité de trouver sa place, sa fierté, son utilité.

Inventer, c’est renforcer l’adaptation de la ville au changement climatique. Nous vivons déjà dans un climat déréglé, un environnement déboussolé. Une ville inventive protège en transformant : elle adapte les bâtiments publics, accompagne les habitants qui veulent rénover leur logement, rafraîchit, ombrage, désimperméabilise, elle donne toujours plus de place au vivant et intègre les générations futures. Elle pense des continuités de fraîcheur et de marche apaisée, pour que se déplacer reste possible même quand la chaleur s’installe, et elle garantit des accès simples à des ressources essentielles quand les épisodes extrêmes se multiplient : des lieux d’accès à l’eau, des lieux où souffler, des espaces communs accueillants. Adapter la ville, c’est faire de l’écologie une protection concrète, sensible, quotidienne, fondée sur des politiques de sobriété collective, plus efficaces que la somme des seuls gestes individuels.

Cela suppose de faire de l’urbanisme un levier de bien-être quotidien, une manière de transformer la ville afin qu’elle réponde aux besoins des habitantes : se loger, se reposer, respirer, marcher, se rencontrer. Pour cela, nous souhaitons reconnaître un droit d’agir sur son environnement, au-delà des seuls expert·es, faire de l’usage un outil de conception, en ouvrant des expérimentations légères, temporaires et réversibles, qui ouvrent des possibles. En construisant avec les habitants des espaces pensés à hauteur d’enfant, d’aîné·e, de personne en situation de handicap, des lieux de rencontre, de repos, de beauté partagée, ces petites évidences qui changent une journée, puis une vie. En laissant davantage de place à l’imprévu, à la poésie, à la créativité collective : pour une ville plus libre, plus accessible, plus expressive.

Inventer, c’est aussi faire du sport un levier central d’émancipation et de santé. Le sport protège autant qu’il libère. Il donne confiance, fabrique du lien, apprend la règle commune et permet d’habiter son corps. Nous voulons une ville où chaque enfant peut découvrir une pratique sportive, où les équipements et les lieux sont accessibles et accueillants. Une ville qui soutient ses clubs et associations, qui soutient un sport populaire et met le jeu au cœur de l’espace public.

Inventer, c’est penser la culture comme un bien commun qui ouvre des horizons, qui met en forme ou en gestes le monde, qui aide à grandir, à se relier à soi comme à comprendre l’autre. La culture est un espace de relations : elle crée du lien entre les personnes, les générations et les territoires, et permet à chacun·e de trouver sa place dans la vie de la cité. Dans une époque saturée d’images, la culture réapprend à forger les esprits critiques dès le plus jeune âge : elle ralentit le tumulte, remet de la nuance dans le bruit, ouvre des clairières de pensée. Elle rend chacun·e plus libre de questionner et de choisir. Et surtout, elle est un droit très concret : fabriquer ou rencontrer des œuvres et des pratiques, pousser la porte d’une bibliothèque ou d’une salle de spectacle, à tout âge, dans tous les quartiers, quels que soient ses moyens ou sa condition. Nous voulons une ville qui assume une politique culturelle populaire, démocratique et exigeante : soutenir la création, protéger les lieux qui font vivre l’art dans la diversité des esthétiques, sécuriser les associations et les équipes artistiques, permettre l’expression de soi par les pratiques amateurs, reconnaître les cultures urbaines, laisser à chacun·e la possibilité de contribuer. Et faire de l’espace public un lieu de rencontres culturelles, parce qu’une ville vivable, c’est aussi une ville joyeuse, où l’on partage et où l’on se découvre capables, ensemble.

Coopérer, protéger, inventer : ce triptyque est notre boussole. Coopérer pour faire ville ensemble. Protéger pour réduire les inégalités et émanciper. Inventer pour ouvrir ensemble de nouveaux chemins. Et que la politique redevienne ce qu’elle doit être : un geste collectif pour rendre la vie plus juste, plus douce, plus belle. Rassemblons-nous et créons une nouvelle histoire ! 

Pour une démocratie de proximité 

// Créer des “Maisons du Quotidien” (sur le modèle des agences du quotidien de la ville d’Echirolles) : dans chaque secteur, au sein des Maisons Des Habitants, en associant la métropole et les bailleurs sociaux : créer des lieux de proximité qui rassemblent la gestion urbaine et sociale (propreté, petites interventions, médiation, démarches administratives, accessibilité des espaces et bâtiments publics). Avec un référent de quartier de la société civile (union de quartier, conseil citoyen …) en lien avec un chef d’équipe technique des services de la Ville, pour permettre aux habitants d’avoir des interlocuteurs identifiés afin de faire remonter une situation ou trouver une solution rapide à des problèmes récurrents sur l’espace public. Ces Maisons du Quotidien disposeront de réels pouvoirs d’intervention et de moyens dédiés, afin de ne pas se limiter à un rôle de relais ou d’écoute, mais bien d’agir concrètement sur le terrain. Elles auront pour mission prioritaire de traiter les “irritants du quotidien”signalés par les habitants (propreté, petits dysfonctionnements, dégradations, usages problématiques, accessibilité…), en apportant des réponses rapides, coordonnées et efficaces.

// Mettre en place un “référendum” (consultation citoyenne élargie), ouvert à partir de 16 ans et aux personnes étrangères, avec différents scénarios d’aménagement sur un ou plusieurs projets urbains (ex : Ilôt République/Maison du Tourisme) : scénarios transparents, impacts, débat public puis vote. 

// Démultiplier les chantiers coopératifs de quartier (ou chantiers ouverts au public) : rénovation et isolation de bâtiments, plantation et végétalisation de l’espace public ou privé en lien avec les copro, etc. Déployer des chantiers participatifs encadrés : rénovations légères, plantations, végétalisation, petites améliorations d’usage, y compris avec les copropriétés. Agir vite, faire ensemble et rendre les transformations visibles. Ces chantiers concerneront également les locaux associatifs, afin d’améliorer leur performance énergétique, leur confort et leur usage. Un premier chantier exemplaire pourrait être la rénovation de la Maison de la Nature et de l’Environnement, bâtiment vieillissant et aujourd’hui très énergivore, menée en lien avec les associations qui l’occupent, sous forme de chantier participatif, ouvert et habité, associant habitants, bénévoles et professionnels.

// Pour certaines délégations structurantes, organiser des commissions extra-municipales avec des habitant.e.s tirés au sort et des experts du secteur. 

// Organiser régulièrement des temps forts de décision collective avec des publics tirés au sort, des acteurs de la ville, et en allant vers les personnes éloignées de l’action publique : convention citoyenne sur l’adaptation de la ville au changement climatique / Assises ou États Généraux des quartiers populaires et des jeunesses

// Systématiser des temps d’échange semestriels sur les actions du mandat et le budget (compte-rendus), par secteur de la ville, pour maintenir un dialogue constant, la transparence et rendre compte du travail de l’équipe municipale, en complément des débats annuels portés par les Unions de Quartier. 

// Renforcer la représentation des citoyen·nes dans la gouvernance des services et entreprises publics stratégiques du territoire : GEG, CCIAG,… 

// Lancer une démarche éco citoyenne à travers la Maison de la Nature et de l’Environnement, le droit de vivre dans un environnement sain, c’est notre affaire à tous – formations, ateliers, actions collectives. 

// Encourager et soutenir les initiatives citoyennes et associatives (ex : accompagner la démarche citoyenne de création d’un centre de santé dans le quartier Berriat-St Bruno)

// Mutualiser des équipements, espaces, outils et compétences pour rendre accessibles et partager des ressources pour que les habitant·es puissent agir, réparer, apprendre, créer et s’entraider (cours d’école, gymnases, espaces publics, palais des sports ?). 

// Maintenir un dialogue régulier avec les Unions de Quartiers et évaluer le fonctionnement des Conseils Citoyens Indépendants de Grenoble pour refonder le dispositif, en lien avec les Maisons des Habitants et les élus de secteur. // Étendre le réseau des volontaires de Grenoble, permettant aux habitants de s’engager sur des actions ponctuelles ou régulières, dans tous les quartiers.

Faire de l’économie un bien commun

// Créer une épargne citoyenne permettant aux habitants d’investir dans des projets locaux, écologiques et solidaires : dispositif d’investissement citoyen fléché vers des projets locaux (rénovation, tiers-lieux, ESS, santé). Reconnecter l’épargne du territoire aux besoins du territoire. Investir pour sa ville pour des projets écologiques et solidaires, et pour les générations futures / Fabrique commune de l’économie locale.

// Signer des pactes de coopération (type “pactes de Bologne”) pour co-gérer des biens communs : pactes concrets Ville–habitants–associations pour gérer ensemble des espaces verts, des petits équipements, propreté ou animation. La Ville fournit cadre, matériel, expertise, les citoyens organisent l’usage et l’entretien au quotidien. Pour une ville que l’on nettoie, une ville que l’on ne salit pas. 

// Conditionner les aides publiques aux entreprises de la Métropole à des critères d’utilité sociale et environnementale : qualité et quantité des emplois créés, production locale, empreinte environnementale, économie circulaire… pour que l’argent public devienne un vrai levier de transformation.

// Soutenir l’économie sociale et solidaire, notamment les projets de coopératives : accompagner la création et la consolidation de coopératives (SCOP/SCIC), notamment dans les secteurs utiles : alimentation, énergie, réemploi, mobilité, culture, soin. Objectif : produire localement, partager la valeur, stabiliser l’emploi. Créer un lieu ressource (formation, accompagnement, mutualisation) pour toutes les initiatives associatives, coopératives, contributives. 

Une ville ouverte sur son territoire 

// Renforcer la coopération territoriale avec les communes voisines : prendre soin des étudiants avec Saint-Martin-d’Hères, Echirolles, La Tronche et Gières, permettre la baignabilité de l’Isère et du Drac avec Meylan, Fontaine ou Seyssinet, poursuivre un projet de cuisine centrale commune avec Echirolles… 

// Faire vivre une coopération métropolitaine saine et équitable, dans laquelle les charges de centralité de la ville-centre sont reconnues, les efforts sont partagés et dans laquelle on rend efficace ensemble le service public tout en retissant des solidarités concrètes entre Grenoble et les autres communes. 

// Faire Territoire : créer un RER métropolitain (SERM) vers le Voironnais et le Grésivaudan avec un cadencement tous les ¼ d’heure, coopérer avec les massifs pour protéger et faire vivre la montagne de demain, renforcer la coopération avec le monde rural, notamment sur l’agriculture et l’alimentation locale, au travers notamment du PAIT…

// Coopération décentralisée : nous souhaitons développer des coopérations fondées sur les droits humains et sur des projets concrets, utiles et solidaires : éducation, culture, accès à l’eau, santé, climat. Une coopération qui soutient partout la défense de la démocratie et lutte contre les reculs sociaux et le fascisme. Nous souhaitons également ouvrir les échanges avec l’Ukraine et la Moldavie, avec les universités persécutées dans le monde (Afghanistan, États-Unis, Palestine…), renforcer les échanges avec Bologne ou Barcelone sur les modèles coopératifs, lutter contre toute logique de “mission coloniale” en construisant des partenariats réciproques, développer le “jumelage de quartier”, favoriser des résidences d’artistes internationales, et entretenir l’image de Grenoble Capitale verte européenne en cultivant des liens forts avec les villes du monde en transition.

// Faire de Grenoble une ville-pilote d’un réseau international de villes résistantes face à l’extrême droite. Grenoble lancera un réseau européen et international de villes engagées pour la démocratie, l’inclusion et les droits humains. Ce réseau permettra le partage de pratiques de résistance citoyenne, des coopérations entre villes confrontées à la montée de l’extrême droite, des soutiens juridiques et l’accueil de militant·es, chercheur·es ou artistes menacé·es. La Biennale des Villes en Transition intégrera pleinement cette dimension de résilience démocratique, afin d’anticiper et de faire face collectivement aux reculs des droits et aux bascules politiques.

Promouvoir l’égalité des droits

// Création d’un “pack” dédié aux familles monoparentales : écoute personnalisée, mieux informer et accompagner pour que chacun·e accède à ses droits (avec un repérage précoce), simplification des démarches, adaptation des modes d’accueil, tarification sociale et familiale renforcée pour les services essentiels : cantine, périscolaire, crèches, transports, culture, mutuelle communale. 

// Garantir l’accès effectif aux droits : augmenter les fréquences de la Caravane des droits, avec une équipe juridique mobile au plus près des habitantes et habitants et s’inspirer du dispositif Territoire Zéro Non-Recours aux secteurs 5, 3 et Très-Cloître pour que chacun puisse faire valoir ses droits.

// Protéger et accompagner les femmes : création de lieux d’accueil dédiés/Maisons des femmes : espaces sécurisés d’écoute, d’orientation et de protection + campagne de prévention et de sensibilisation contre le harcèlement dans les transports publics et l’espace public (par exemple : sécurisation de parcours de running).

// Instaurer une clause de résistance municipale : protéger et affirmer les valeurs de Grenoble, ville Compagnon de la Libération, et de la République. Défendre sans compromis une ville où liberté, égalité et fraternité rime avec antiracisme, féminisme et antifascisme. Lutter pied à pied contre toutes les formes de discriminations. 

// Agir pour l’égalité dans l’emploi : renforcer les clauses d’insertion sociale dans les marchés publics, favoriser concrètement l’égalité professionnelle dans l’emploi public (égalité femmes/hommes, personnes en situation de handicap…).

Défendre une politique de santé globale

// Proposer un centre de santé à gestion non-lucrative dans chaque secteur de la ville : par l’intensification du soutien aux centres de santé non-lucratifs, dont le modèle répond aux aspirations des jeunes médecins :

  • Soutien aux 5 centres de santé situés en Quartiers Politique de la ville, soutien à la création d’un 6ème centre pédiatrique à l’Arlequin et au projet d’agrandissement du centre de l’Abbaye ;
  • Création du centre de santé communautaire de Flaubert ;
  • Accompagner les initiatives citoyennes pour un nouveau centre de santé dans les quartier Berriat-St Bruno et Hoche ;

// Créer un Pôle d’accompagnement à l’installation et au maintien des professionnels de santé en ville pour aider à l’installation ou au maintien des médecins sur la ville (recherche de locaux, aide administrative, intégration dans le réseau local des acteurs de santé…).

// Favoriser l’accès de toutes et tous à une complémentaire santé pour les 16% des Grenoblois.es qui en sont dépourvus.

// Accompagner l’évolution de la gouvernance de la clinique mutualiste pour garantir une gestion solidaire et proche des besoins du territoire en complément du CHU de Grenoble.

// Renforcer l’engagement grenoblois dans la santé scolaire pour enrayer les inégalités dès le plus jeune âge : en intensifiant les dépistages, les bilans de santé, en repérant les situations de violences notamment sexuelles, en développant un plan de lutte contre la surexposition aux écrans.

// Développer les “ordonnances vertes” pour permettre aux femmes enceintes de disposer d’un panier de légumes bio et locaux afin de lutter contre l’exposition précoce aux pesticides et leurs conséquences néfastes sur la santé des nourrissons. 

// Soutenir les actions d’Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) dans les écoles en lien avec les associations. 

// Développer des points d’écoute et de parole psy, en lien dans les équipements de la Ville de Grenoble et du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et en lien avec avec le Centre Hospitalier Alpes-Isère de Saint-Egrève et les associations, avec des permanences dédiées aux jeunes et aux étudiants. 

Lutter contre les inégalités et la grande précarité 

// Poursuivre l’objectif zéro enfant à la rue : renforcer la coordination Ville-Métropole- Département-Etat-associations pour repérer, orienter et mobiliser le parc d’hébergement et de logements. 

// Lutte contre la précarité alimentaire : renforcer l’accès à une alimentation digne et choisie pour toutes et tous par le soutien aux épiceries sociales et solidaires, notamment en direction des jeunes et des étudiants, aux accueils de jour (repas chauds et hygiène pour les sans-abri), partenariats avec associations et producteurs.

// Harmonisation et simplification des tarifications sociales : automaticité des droits en partenariat avec la CAF et augmentation des tranches du QF pour une meilleure justice dans les tarifs.

// Mettre en place des billets suspendus pour le théâtre pour faire de la culture un droit.

Garantir le droit à la sécurité 

// Renforcer les équipes de Police Municipale de proximité : pérenniser la PM de quartier au Village Olympique (équipes à pied dédiées à un quartier, travaillant dans une logique de prévention, de proximité et de lien avec les habitants et les structures locales), déployer la PM de quartier à Saint Bruno et l’Alma d’ici 3 ans puis dans 2 nouveaux quartiers d’ici la fin du mandat.

// Recrutement et déploiement de médiateurs de jour et de nuit dans l’espace public et certains équipements municipaux, dans une démarche d’« aller-vers ».

// Expérimenter une Académie municipale de la diplomatie urbaine : s’appuyant sur des associations (éducation populaire, associations féministes, clubs sportifs, travailleurs de nuit, etc.) : ateliers de self-défense, de négociation et de gestion des conflits, désescalade, prévention des violences et du harcèlement, réparation et accompagnement des victimes pour déployer une éducation à la non-violence auprès des scolaires et fournir des outils aux habitants pour se prémunir de la violence.

// Prévenir les addictions et les consommations de substances psychoactives, y compris dans les usages nocturnes, par des campagnes régulières et le soutien aux associations spécialisées, en lien avec l’Académie de la confiance.

// Mettre en place un Pacte républicain de sécurité locale avec l’État (Police nationale et Justice) et les autres collectivités : 

  • réunion hebdomadaire sous l’égide du Maire pour une meilleure coordination opérationnelle
  • demande d’affectation de 100 policiers nationaux judiciaires sur la circonscription de Grenoble
  • recrutement de 50 policiers municipaux, développer la coopération intercommunale entre polices municipales, notamment sur les trafics, l’occupation des pieds d’immeubles et l’insécurité routière
  • accentuer le dialogue régulier entre le procureur, la mairie, la Police nationale et la police municipale afin de fluidifier les procédures, notamment avec la justice des mineurs 
  • consolider la coopération avec le Parquet, la Division de l’enquête et les bailleurs sociaux dans la lutte contre les trafics, via des cellules de veille.

// A l’issue d’un audit, réorganiser l’implantation des caméras de vidéoprotection utiles au travail de la Police et de la Justice, dans des lieux stratégiques définis en concertation avec les services de l’État, à partir d’un état des lieux partagé, et en assurer une supervision conjointe.

// Créer un comité éthique et scientifique sur la politique de sécurité composé de chercheurs, Police nationale, police municipale, Associations, Parquet et Justice. Ce comité aurait pour mission de définir un cadre partagé d’intervention, garantissant le respect des principes déontologiques, des libertés publiques et de l’usage proportionné de la force. Il aura vocation à superviser l’utilisation éthique de la vidéoprotection, ainsi qu’à évaluer les résultats de la politique de sécurité.

// Mettre en place une brigade municipale de nuit pour répondre aux conflits de voisinage, aux usages de l’espace public et aux problématiques de cohabitation, en lien avec les équipes déjà mobilisées pour accompagner les sorties de bars.

// Renforcer l’action de la brigade espace public (agents municipaux à pied, à vélo ou en transports en commun), en complément des ASVP, sur la salubrité, l’environnement, les stationnements gênants, notamment aux abords des écoles.

// Poursuivre la réduction de l’insécurité routière : contrôles de vitesse, respect des zones 30 km/h, pistes et sas vélos, zones piétonnes, ainsi qu’un renforcement du contrôle et de la verbalisation des comportements inciviles à vélo, notamment la circulation sur les trottoirs et les vitesses excessives dans les rues piétonnes, afin de garantir la sécurité et le respect de toutes et tous dans l’espace public.

// Proposer des événements dans les espaces publics occupés par le deal par des programmes d’animations de proximité et d’événements construits par/avec les familles et les jeunes / Concevoir des aménagements urbains et un éclairage public adaptés pour prévenir le développement des trafics.

// Assurer la sécurité des lieux de nuit : transparence sur le niveau de mise aux normes des établissements avec une carte en ligne / audit des lieux de nuit en partenariat avec le SDIS, prendre des arrêtés de fermeture des bars ou établissements de nuit causant des troubles à l’ordre public ou présentant des risques pour la sécurité

// Pérenniser et renforcer l’Académie de la confiance de la police municipale : formation au lien police-population, échanges avec la jeunesse, interventions dans les écoles. 

// Accroître les formations des agents (violences sexistes et sexuelles, médiation, interventions en quartier) et les formations croisées avec les éducateurs, associations et agents municipaux.

Garantir à toutes et tous un logement décent

// Tendre vers l’objectif de 30 % de logements sociaux en 2040 à l’échelle de la ville, avec répartition équilibrée pour garantir la mixité.

// Plan zéro logements “passoires et/ou bouilloires” : mettre le confort d’été au même niveau que le chauffage (isolation, protections solaires, ventilation, végétalisation, accompagnement des copropriétés). Créer un guichet unique “copropriétés” pour accompagner travaux, financements et défense des droits, avec priorité au confort d’été, notamment sur les copropriétés fragiles. Objectif : des logements vivables pendant les canicules, comme pendant les périodes de froid.

// Brigade municipale contre les logements vacants et/ou indignes : en complément du service d’hygiène de la Ville de Grenoble, créer une équipe dédiée au repérage et au traitement des logements vacants et indignes avec contrôles, mises en demeure, accompagnement, incitations à la remise sur le marché.

// Etendre le périmètre d’encadrement des loyers pour protéger les locataires contre les hausses abusives et la spéculation.

// Tendre vers l’objectif de 100% des ascenseurs fonctionnels en lien avec bailleurs et copropriétés (maintenance renforcée, délais d’intervention, transparence des pannes..).

// Mettre en place une réquisition solidaire des logements, avec l’appui d’avocats spécialisés. Nous déposerons aussi par l’intermédiaire d’un-e député-e une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour faciliter le pouvoir de réquisition des maires, aujourd’hui beaucoup trop encadré et donc contraint.

// Étendre le permis de louer, en place dans deux quartiers depuis 2023, à d’autres quartiers.

// Lutter contre la multiplication des Airbnb : renforcer la régulation des meublés touristiques pour limiter l’éviction des habitants. Passage de 120 à 90 jours de location touristique maximum par logement en résidence principale, numéro d’enregistrement obligatoire ou encore autorisation de changement d’usage. 

// Développer des dispositifs d’accession sociale à la propriété type BRS/OFS (dans les programmes neufs) pour dissocier foncier et bâti et rendre l’accession durablement abordable. Objectif : permettre d’acheter sans alimenter la spéculation. 

// Plaidoyer fort auprès de l’Etat sur l’hébergement d’urgence pour renforcer nos capacités d’accueil : mettre à disposition de l’État des bâtiments inoccupés (lieux éphémères) pour accueillir des hébergements d’urgence pour migrant·es, victimes de violences conjugales ou sur enfants mineurs. 

// Accompagner les locataires dans la défense de leurs droits : renforcer l’information juridique et les relais.

Grandir en confiance

// Préparer la Génération Climat : l’école comme cœur de l’éducation à l’environnement et à la santé. 

// Porter un projet périscolaire éducatif ambitieux : équilibre entre les activités culturelles et sportives dans tous les quartiers, dispositifs de démocratie directe, éducation à la citoyenneté, cultiver le rapport au vivant (balades d’observation de la biodiversité en ville, école dehors), éducation à la vie affective (notamment le consentement), développement de l’esprit critique, apprentissages des savoirs manuels pour favoriser le développement de l’intelligence de la main. 

// Favoriser la mixité sociale dans les crèches et garantir une place pour les enfants de familles précaires, notamment en recherche d’emploi ou en formation, pour permettre la socialisation et l’acquisition du langage des enfants dans un objectif d’égalité des chances.

// Organiser des accueils atypiques en crèche pour favoriser l’insertion sociale des parents (horaires adaptés, liens avec les acteurs de l’insertion, accompagnement des parents).

// Réaffirmer notre volonté de ne pas privatiser les accueils petite enfance et instaurer des critères d’installation des crèches dans le cadre du Service Public de la Petite Enfance, en lien avec la CAF et le Département 

// Former tous les professionnel·les de l’enfance et de la petite enfance sur les droits des enfants, leurs besoins fondamentaux, l’accueil d’enfants en situation de handicap, les violences dites « éducatives ordinaires », l’EVAR, l’éducation non genrée et dé-précariser ces agent·es (reconnaissance, progression, stabilité), notamment les animateurs vacataires et les ATSEM.

// Poursuivre et étendre le projet de place aux enfants pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école en sécurité à pied ou à vélo :

  • Atteindre l’objectif de 100 % des écoles : engager les travaux sur les écoles Driant, Nicolas Chorier, Joseph Vallier, Ferdinand Buisson, Houille Blanche, Mistral, Sidi Brahim, Jean Racine, Les Trembles, Les Genêts, Painlevé, Elisée Chatin, Menon, Buffon, ainsi que les écoles privées, l’espace public devant ces établissements relevant de la responsabilité de la Ville
  • L’étendre aux crèches et collèges

// Accélérer la rénovation des écoles et des crèches : rénovation thermique des écoles et crèches, végétalisation et ombrage des cours.

// Aménager des espaces dans les parcs et jardins de la ville pour permettre de faire l’école en extérieur sur le modèle des “forest schools” en Europe du Nord.

Pour une ville accessible

// Accélérer l’accessibilité universelle des bâtiments scolaires et municipaux : mettre en œuvre un plan pluriannuel priorisé (écoles, équipements administratifs, culturels et sportifs…) avec l’objectif de 100 % accessibilité des équipements administratifs, sportifs, culturels et scolaires.

// Aller vers une accessibilité universelle des services de l’enfance et de la petite enfance (périscolaire, crèche…) dans une dynamique volontariste : en recrutant des agent·es référent·es inclusion pouvant soutenir la bonne tenue des activités périscolaires, en formant l’ensemble des professionnel·les de l’enfance et la petite enfance (ATSEM, animateurs et directeurs périscolaires, éducateur·ices de jeunes enfants, auxiliaires puéricultrice…). 

// S’engager à aller au-delà des obligations de la commune en matière d’emploi, à tous niveaux de responsabilités, de personnes en situation de handicap. 

// Offrir tous les types de sport et de pratique culturelle pour les personnes en toute situation de handicap.

// Développer la médiation inclusive (langue des signes sur les événements de la Ville, audiodescription, présence éducative dans les quartiers…).

// Créer une délégation à l’accessibilité au niveau métropolitain pour travailler en transversalité sur les compétences logement, espace publics, transport, ESS…

// Mettre en place un programme événementiel en lien avec les différentes journées nationales et internationales (ex : journée de l’autisme, journée mondiale des sourds…).

Être un tremplin pour nos jeunesses 

// Droit aux vacances sous forme de séjours en montagne pour les jeunes : rendre effectif le droit aux vacances, notamment pour celles et ceux qui en sont privés : séjours en montagne ou à la mer, découverte, respiration, confiance, collectif.

// Expérimentation d’un revenu de solidarité jeunes (RSJ) : porter une expérimentation à l’échelle métropolitaine pour sécuriser les parcours des jeunes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, ne répondent pas aux critères des aides déjà existantes, sont sortis du système éducatif et ne sont plus rattachés au domicile fiscal de leur parent. 

// Organisation d’un soutien scolaire gratuit dans les quartiers prioritaires via les associations culturelles et sportives, en lien avec le secteur socio-culturel : organiser un réseau de soutien (tutorat, aide aux devoirs, mentorat) en s’appuyant sur les associations déjà présentes. 

// Accompagner les pratiques informationnelles des jeunes, apprendre à lire, comprendre et produire de l’information, décrypter les réseaux et les images, protéger ses données personnelles et développer l’esprit critique face aux contenus médiatiques et numériques.

// Soutenir une politique jeunesse émancipatrice dans les quartiers, notamment via les équipements, qui favorisent les initiatives des jeunes qui proposent des activités sportives et culturelles, qui organisent des séjours à la journée et pendant les vacances. 

// Agir pour la lutte contre le harcèlement scolaire, avec une sensibilisation dès le plus jeune âge, aux côtés de l’Education Nationale. 

Grenoble, ville amie des aîné·es

// Lutter contre l’isolement sous toutes ses formes :

  • Renforcement pérenne des équipes CCAS dédiées à la lutte contre l’isolement, avec une présence territorialisée
  • Structuration d’un service municipal d’ “accompagnement relationnel” : visites, appels, accompagnement aux sorties 
  • Soutien aux initiatives de voisinage et de bénévolat de proximité, avec formation et coordination.

// Consolider et moderniser l’offre existante (résidences autonomie, EHPAD) : plan pluriannuel d’investissement sur l’accessibilité et la qualité thermique, charte locale de la vie en résidence : participation des résidents, co-construction des projets d’animation, place des familles

// Créer un guichet unique pour actionner leurs droits en lien avec le Département 

// Mettre en place des services de mobilités douces pour les personnes âgées : triporteurs et vélos adaptés, navettes de quartier (petite capacité, accessibilité PMR), accompagnement, trajets courts vers les marchés, les lieux de santé ou de sociabilité. Un outil anti-isolement, concret et digne.

// Diversifier les parcours résidentiels et l’habitat : changement d’échelle des projets d’habitat inclusif, appel à projets municipaux ciblant intergénérationnel, mixité sociale et publics spécifiques, développement de solutions « hors les murs » : logements diffus avec services mutualisés.

// Reconnaître et soutenir les aidants : consolider le rôle de la Cité des aîné·es et des aidant·es Baya Mahieddine comme lieu central : information, répit, formation, coordination, développer des solutions de répit de proximité, intégrer systématiquement les aidants dans les parcours accompagnés.

// Mettre en place un dispositif d’accompagnement numérique : des professionnel·les ou des bénévoles formé·es interviendront directement chez les ainé-es qui le souhaitent pour les aider à réaliser leurs démarches administratives en ligne (retraite, santé, aides, impôts, logement), avec les documents nécessaires à portée de main, dans un cadre rassurant et respectueux du rythme de chacun·e. Au-delà de l’appui technique, ces visites permettront une veille sociale active : repérage de situations de fragilité, isolement, renoncement aux soins ou aux droits, et orientation vers les services adaptés. Ce dispositif s’inscrira en complémentarité avec la Cité des aîné·es et des aidant·es et les équipes de terrain du CCAS, pour faire du numérique un outil d’accès aux droits, et non un facteur d’exclusion.

Défendre et protéger les animaux 

// Conforter la place de Grenoble comme première ville de France pour la condition animale.

// Créer des places destinées à accueillir des personnes accompagnées de leurs animaux dans les foyers d’hébergement d’urgence et les CHRS afin que personne ne renonce à se mettre à l’abri par peur d’abandonner son animal.

// Plan canicule pour les animaux car la protection du vivant en période de forte chaleur inclut les animaux.

// Formation des agents de PM à la maltraitance animale.

// Accompagner les personnes n’ayant pas de logement dans la prise en charge de leur animal lorsqu’ils ont des rendez-vous de santé ou se déplacent dans des endroits ne les autorisant pas.

// Un éveil à l’éthique dès l’enfance : les activités périscolaires intégreront des séances dédiées à la compréhension du comportement et de la sensibilité des animaux.

Mieux manger

// Poursuivre le projet de Sécurité Sociale de l’Alimentation, renforcer le soutien aux épiceries solidaires, viser le 100% bio et local dans la restauration scolaire, lutte contre le gaspillage.

// Réduire la consommation de viande et de poisson de plus de 50 % et augmenter la part de protéines végétales dans les restaurants administratifs et les cantines scolaires.

// Garantir une alimentation saine et équilibrée, intégrant davantage le végétal, en luttant contre les aliments ultra-transformés et en favorisant la production locale et bio dans la restauration collective municipale (crèches, écoles, établissements personnes âgées, self municipal).

// Créer une nouvelle cuisine centrale en lien avec les producteurs locaux et avec les communes voisines.

// Développer des actions d’éducation auprès des habitants, accompagner la population aux transitions alimentaires. 

Soutenir les commerces de proximité et embellir le centre-ville

// Lancer un grand plan de revitalisation du commerce de proximité avec les unions commerciales, la métropole, les unions de quartiers et l’ensemble du secteur (travailler la vitalité du centre ville mais aussi de chaque coeur de quartier et prioritairement les quartiers populaires) :

  • Mettre en place la gratuité des transports en commun et des parkings relais le week-end. 
  • Agir pour réduire les loyers commerciaux : obtenir le plafonnement des loyers (plaidoyer auprès de l’Etat), publier annuellement un observatoire des loyers commerciaux, déployer la foncière commerciale : acheter et rénover plusieurs cellules pour louer ensuite à prix modéré, étudier la possibilité d’opérer des préemptions commerciales
  • Développer les animations, l’art et la culture en centre-ville : spectacles, braderies, résidences d’artistes dans les commerces vacants, renforcement des illuminations de fin d’année, maintien du marché de Noël, accompagnement de la Descente des Alpages…
  • Renforcer l’action de Labelville en coordination avec la ville
  • Faciliter l’ouverture de nouveaux commerces : tous les trimestres, créer un guichet unique avec tous les services métropole et ville pour renseigner et aider aux démarches pour ouvrir, rénover ou agrandir un commerce : travaux, enseigne, terrasses, accessibilité, aides financières. 
  • inventer un centre ville de services, d’usage, où l’on vient pour le lien, la rencontre et le partage, pas uniquement pour consommer

// Embellir le centre-ville : 

  • Intensifier les campagnes de ravalement obligatoire pour une ville plus belle
  • Renforcer l’action sur la propreté du centre-ville, associer les commerçant·es et encourager le “street art” sur les devantures
  • Après la passerelle St laurent, la Tour Perret ou la Place de Metz, rénover des sites emblématiques : les Halles Sainte-claire et la Fontaine des 3 Ordres Place Notre Dame et engager les discussions avec le BHV pour rénover leur façade
  • Rénover plusieurs rues de la zone piétonne pour rafraîchir et embellir ces artères commerçantes (sols, mobilier, plantations, signalétique, accessibilité), avec des chantiers à impact réduit 
  • Rénover le bâtiment de l’Office de tourisme après un “référendum” (consultation citoyenne) sur plusieurs scénarios
  • Lancer un grand plan « ombrage et couleurs » dans les rues commerçantes pour limiter la chaleur et égayer la ville : déployer des dispositifs réversibles et efficaces contre les fortes chaleurs comme des voiles d’ombrage, structures légères, brumisateurs ponctuels, sols plus clairs, fresques, colorimétrie coordonnée.
  • Végétaliser les rues et les places pour développer des îlots de fraîcheur (cf partie inventer)

Soutenir le monde associatif 

// Consolider la Maison des Associations dans son rôle d’espace ressource (hébergement, formations, accompagnement, mutualisation, mise en réseau). 

// Sécuriser les financements : conventions pluriannuelles / triennales, simplification administrative, ingénierie de projet, appui à la diversification des ressources.

// Ouvrir et mutualiser les équipements (gymnases scolaires, cours d’école, espaces publics, salles…) avec des règles claires et une logique d’égalité d’accès entre associations. 

Cf autres mesures dans “inventer”, paragraphe sport et culture

Soutenir les agents publics

// En lien avec les organisation syndicales, améliorer le bien-être et les conditions de travail des agents de la ville : renforcer le dialogue social et la gouvernance avec les agents, reconnaître et valoriser l’expertise et le travail des agents, favoriser la formation et la promotion par un accompagnement individualisé des carrières, assurer la conciliation entre vie professionnelle et personnelle en étudiant notamment les modalités d’aménagements horaires, garantir le suivi de santé et le bien-être au travail, veiller à sécuriser l’emploi par un plan de titularisation des agents précaires, organiser une journée des compétences, leur permettre de s’exprimer davantage. 

// S’appuyer davantage sur des solutions libres et souveraines pour les outils numériques de la mairie et des services publics, afin de sécuriser nos données et gagner en autonomie.

Garantir le droit à la fraîcheur, l’accès à l’eau et à la nature 

// Reconnecter les grenoblois.es à leurs rivières et travailler l’accès à l’eau : porter le projet “Plonges’Y Narvalo!” pour pouvoir se baigner dans le Drac et dans l’Isère au travers de sites pilotes de baignade concertés avec l’Etat, avec des aménagements adaptés (plages minérales/naturelles, pontons, cheminements…) et des règles claires (information en amont et comportements à adopter, saisonnalité, niveaux d’eau, vitesse du courant…). 

// Jean Bron 365 : ouverture toute l’année de la piscine Jean Bron au grand public grâce à un bassin nordique. Jeux d’eau pour les petits, rénovation des bâtiments vétustes ainsi que du centre sportif Berthe de Boissieux contigû.

// Lancer la requalification des quais de la rive gauche de l’Isère : transformer les quais en grand corridor de fraîcheur avec plantation d’arbres, sols en partie perméables, continuités piétonnes et cyclables sécurisées, bancs, points d’eau, espaces d’usages. Objectif : des quais plus vivants, moins minéraux, mieux partagés.

// Transformation du bassin du parc des Champs Elysées en pataugeoire gratuite, simple et sécurisée : eau peu profonde, jeux d’eau, ombrages, assises, accessibilité PMR. Une solution de fraîcheur de proximité, concrète, pour les familles et les enfants pendant les fortes chaleurs. Le bassin du Parc Pompidou sera lui transformé en un grand bassin végétalisé, en eau toute l’année, lieu de contemplation, de fraicheur et d’accueil de la biodiversité (canard, grenouilles et libellules… )

// Plus d’eau dans mon quartier : en plus (du lac baignable) de la Villeneuve, installer des grands jets d’eau et un grand miroir d’eau au centre de l’anneau de vitesse du parc Paul Mistral, lui-même rénové et conforté dans ses usages actuels, et déployer fontaines, points d’eau et jeux d’eau sobres dans les quartiers les plus exposés pour rafraîchir sans gaspiller, dans l’esprit des aménagements réussis de la Caserne de Bonne. L’objectif est de créer de grandes aires de rafraîchissement par l’eau dans chaque secteur de la ville, adaptées aux usages et aux besoins locaux : lac baignable à la Villeneuve, grande aire de brumisation dans le nouveau parc Flaubert, renforcement de la brumisation place Saint-Bruno, Caserne de Bonne et parc Paul Mistral,… afin d’offrir à toutes et tous des solutions de fraîcheur de proximité face aux fortes chaleurs.

// Vacances en montagne pour toutes et tous : renforcer les séjours en montagne pour les jeunes, les précaires et les personnes âgées (été/hiver) : aides au départ, logistique, encadrement, dans un cadre scolaire ou extra-scolaire (en lien avec le milieu associatif). Faire de la montagne une voie d’accès au vivant et au répit.

Accélérer la transformation et l’adaptation de la ville au changement climatique

// Un îlot de fraîcheur à moins de 5 minutes de chaque habitant-e: assurer un accès rapide à un parc, une place végétalisée ou un jardin et ouvrir les cours d’école végétalisées au public le weekend et pendant les vacances pour garantir un droit à la fraîcheur. 

// Zéro béton inutile : viser le zéro artificialisation brute à l’échelle municipale,  désimperméabiliser les sols dès que possible pour faire de chaque mètre carré de sol vivant un levier contre les canicules, les inondations et l’érosion de la biodiversité et végétaliser et peindre en blanc les toits publics et privés. 

// Planification urbaine et adaptation climatique des quartiers : établir une feuille de route quartier par quartier (îlots de chaleur, vulnérabilités, priorités d’intervention, calendrier et budget). Une planification qui articule santé, déplacements, nature en ville, accès à l’eau et qualité de vie.

// Adapter la ville aux canicules, sécheresses et événements extrêmes : mettre en place un plan d’adaptation opérationnel (parcours de fraîcheur, accès à l’eau, lieux refuges, alerte, dispositifs pour publics fragiles, et gestion de crise).

// Créer un plan piéton et piétonniser de nouvelles rues, dans et hors centre-ville : développer des itinéraires piétons continus, sûrs, lisibles, intuitifs, ombragés, végétalisés, sous forme de corridors climatiques, qui incitent à la promenade et la rencontre. Élargir la piétonnisation là où elle améliore la vie de quartier.

// Des « pactes de coopération » pour les espaces verts de proximité : mettre en place des pactes clairs entre Ville (agents)/habitant·es/associations sur les usages, l’entretien, les plantations, les animations et la prévention des dégradations. Pour des espaces verts vraiment habités. 

// Aménagement et utilisation éphémère de lieux inoccupés à des fins d’intérêt général (urbanisme transitoire) :  grâce à l’urbanisme transitoire et éphémère, des espaces délaissés peuvent devenir de véritables oasis urbaines, offrant fraîcheur, convivialité et protection. Ces projets temporaires encouragent l’expérimentation, l’implication des habitants et la réappropriation de l’espace public / Accueil de résidences artistiques et initiatives culturelles dans ces espaces inoccupés éphémères avec une contrepartie de présentation au public. Parmi les usages possibles, il sera également envisagé, lorsque la qualité des sols le permet, de créer des pépinières urbaines temporaires pour faire grandir des arbres destinés à être replantés ailleurs dans la ville après quelques années.

// Déployer un Plan ombre : renforcer massivement la canopée urbaine en priorité dans les quartiers populaires ou dans les secteurs les plus exposés aux îlots de chaleur urbains identifiés par les cartes climatiques, et tester des “ciels de rue” : ombrières, voiles et structures végétalisées là où planter des arbres est trop complexe comme les rues piétonnes de l’hyper-centre, la place Schuman ou la place Nibia Sabalsagaray –Place Rouge à la Villeneuve.

// Transformer le béton en espaces de vie: faire des grandes places minérales, principaux axes routiers et îlots de chaleur des projets emblématiques de végétalisation et renaturation: avenues Jean Perrot, Esmonin, Marie Reynoard ou Jeanne d’Arc, Place Jean Achard, Grande Esplanade… 

// Adapter et rénover les bâtiments publics (réduction des consommations d’énergie, confort d’été, santé, accessibilité…) 

// Faire du Centre Horticole un lieu ressource au cœur de la stratégie Nature en Ville : production végétale, expertise, formation, accueil pédagogique. Un centre qui irrigue les projets de végétalisation partout en ville. En parallèle, soutenir le réseau de fermes urbaines et développement de jardins potagers collectifs. 

// Construire une trame écologique urbaine continue : relier parcs, berges, rues plantées, friches, places et jardins pour permettre la circulation du vivant. Créer une “colonne vertébrale” écologique, utile au climat et à la biodiversité, renforcer les continuités écologiques pour permettre à la faune de circuler en ville, organiser une cohabitation apaisée avec les animaux, domestiques comme sauvages. 

// La nature pour vivre ensemble: planter des vergers de quartier avec arbres et arbustes fruitiers, créer des jardins partagés ouverts et conviviaux auto-gérés et démultiplier les chantiers coopératifs de quartier pour planter avec les habitant-es. 

// Associer les citoyen·nes au développement de la biodiversité : lancer des programmes simples en lien avec les acteurs associatifs (plantations participatives, inventaires, jardins de rue, refuges LPO…) pour faire de la biodiversité une affaire commune. 

// Déployer l’écopâturage urbain sur des sites adaptés (parcs, talus, friches) avec encadrement et médiation.

// Végétaliser et apaiser les cimetières en augmentant le nombre de plantations, points d’eau pour en faire des lieux de recueillement, de nature et de biodiversité. Porter auprès de l’Etat le droit d’explorer le retour à l’inhumation naturelle, pour une funérisation plus écologique : l’humusation, à l’instar d’autres pays européens (comme la Belgique). 

// Le service public comme pilier : investir dans la formation des jardiniers, arboristes et autres agent-es du végétal et améliorer leurs conditions de travail face aux fortes chaleurs et aux évènements climatiques extrêmes pour préserver le rôle de protection, de solidarité et d’adaptation du service public.

// Poursuivre et amplifier le Plan Climat grenoblois, notamment les mesures de sobriété et transition énergétique sur les bâtiments publics

Transformer les mobilités 

// Première étape : gratuité des transports en commun et des parking-relais les week-end sur le territoire du SMMAG, pour venir en ville, comme pour en sortir, accéder aux loisirs, à la nature. Une mesure bonne pour le climat, le pouvoir d’achat et la respiration urbaine. 

// Suivre les lignes directrices proposées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur la qualité de l’air, maintenir la ZFE poids lourds et mettre en place un plan de circulation ambitieux qui suit le principe “mon quartier n’est pas un raccourci”. 

// Mettre en place de nouveaux services de mobilités douces pour tous les habitant·e·s : triporteurs et vélos adaptés, notamment les personnes isolées, âgées et les personnes en situation de handicap, accompagnement, trajets courts vers les marchés, les lieux de santé ou de sociabilité. Un outil anti-isolement, concret et digne. 

// Plan de modernisation des lignes du tramway. En lien avec la Métropole, engager un plan pluriannuel d’investissement pour la rénovation du matériel roulant en garantissant le maintien du service dans les périodes de transition – Prolongation des lignes A jusqu’à Sassenage, ligne D à Grand Place et ligne E à Pont de Claix. 

// Tarification sociale de l’autopartage : prix réduit sur l’abonnement et/ou l’usage (heures/kilomètres) en fonction du quotient familial. Une voiture quand il faut, pas une voiture pour chacun ! En parallèle, la Ville travaillera avec le ou les opérateurs d’autopartage pour déployer davantage de véhicules dans les quartiers aujourd’hui en carence, notamment dans les quartiers populaires. Cela pourra se faire par des aides spécifiques pour garantir la rentabilité du service et/ou par la mise à disposition de véhicules de la flotte municipale en soirée et le week-end pour des usages d’intérêt général, afin d’élargir l’offre au plus grand nombre.

// Grenoble, capitale du Vélo : les aménagements cyclables se poursuivront à un rythme soutenu pour transformer Grenoble. La desserte vélo des quartiers populaires sera systématisée. L’avenue Jean Perrot sera totalement requalifiée, des dizaines d’arbres plantés et une chronovélo reliera Chavant et Teisseire, Malherbe et Eybens. La Chronovélo sur l’avenue Berthelot rejoindra celle réalisée devant Grandplace et rejoindra à terme Echirolles. Cet axe stratégique sera végétalisé. On pourra aller au centre ville depuis la Villeneuve et le Village Olympique sur une piste 100% sécurisée. Depuis Mistral, on pourra facilement se rendre à Catane (et à terme à la Presqu’île) mais aussi à Grand Place et Villeneuve via l’axe Reynier-Esmonin qui accueillera lui aussi sa Chronovelo  

Les chantiers lancés seront confirmés (Jeanne d’Arc, Berriat etc.). Les cyclistes de tout âge seront enfin sécurisés sur les quais de l’Isère (voir par ailleurs). Nous développerons enfin la cyclologistique pour les commerçants, artisans et aussi les agents de la ville.

Au-delà du développement des grands axes, une attention particulière sera portée aux points noirs identifiés par les usagers, notamment aux entrées de ville, souvent complexes et accidentogènes pour les cyclistes. Des projets structurants permettront de sécuriser les accès par le pont de Catane, la porte de France, le pont des Hôpitaux à l’Île Verte, le rond-point Pierre et Marie Curie et l’avenue d’Innsbruck, afin de faciliter et sécuriser les trajets vélo avec les communes de la première couronne autour de Grenoble. 

// Permettre l’accès de tou.te.s à la montagne en bus en renforçant la fréquence des accès au Vercors, à la Chartreuse et aux contreforts de Belledonne.

// Lutter contre la pollution sonore urbaine en faisant respecter les limitations de vitesse et le bruit excessif de certains véhicules.

Inventer de nouvelles façons d’habiter

// Soutenir l’Habitat coopératif (colocations, notamment intergénérationnelles, cohabitations, espaces mutualisés) : le développer dans les projets neufs et accompagner les projets d’habitat partagé (montage juridique, accès au foncier, tiers-financement, ingénierie) pour créer plus de liens, moins de charges, et des logements adaptés aux parcours de vie / Encourager les opérations de logement mixte et spécifique mêlant personnes âgées, familles monoparentales, étudiants, familles…pour favoriser les solidarités de voisinage.

// Soutenir des expérimentations de tarification sociale de l’énergie.

// Favoriser l’usage plutôt que la propriété (espaces communs dans les immeubles) : encourager des espaces partagés (buanderies, ateliers, locaux vélos, chambres d’amis, jardins) dans le neuf et la réhabilitation. Moins de surfaces “privées” sous-utilisées, plus de mutualisation utile et de convivialité au quotidien.

Démocratiser le sport 

// Transformer l’ancien musée de peinture en lieu hybride : centre des cultures urbaines, montagne, théâtre, cascade de bois, hip hop avec la maison de la montagne / projet pluri-acteurs, modèle pacte de Bologne (co-gestion/mutualisation). Un équipement vivant, populaire, qui fabrique du lien et de l’expression.

// Poursuivre la rénovation des équipements sportifs : 

  • Stades: Vaucanson, Villeneuve, Allende/Musée
  • Centres sportifs: Berthe de Boissieux, Reyniès Bayard, La Rampe 
  • Piste athlétisme Bachelard

// Développer les allers-vers sportifs avec des Educateur-rices (ETAPS/Sport&Quartiers) qui soient actifs et formés à l’accueil de tous les publics et l’accompagnement vers les clubs, des Educateur-rices de la ville ou des clubs présents dans les EHPAD de la Ville 

// // Grefit : envisager la création d’une salle de sport publique afin d’offrir une offre collective et accessible : renforcement, remise en forme, sport-santé, encadrement adapté, tarifs sociaux. Un outil prévention-santé, complémentaire des clubs.

// Mutualiser les espaces et favoriser les échanges entre acteurs culturels/sportifs : faciliter le partage de salles, créneaux, matériel et compétences entre associations. 

// Proposer à tous les enfants inscrits en primaire à Grenoble au minimum 2h de sport par semaine à travers un grand plan « périscolaire sportif » : formation des intervenant-es, propositions variées et alternatives de pratiques sportives inclusives. 

// Ouvrir des créneaux dans les gymnases scolaires aux associations grenobloises.

// Organiser des Jeux populaires de Montagne, en lien avec les acteurs qui appellent à des Jeux de 2030 responsables, écologiques, inclusifs et populaires.

// Soutenir le monde associatif : mise en place de conventions triennales pour leur donner de la visibilité sur les subventions, accompagnement sur des projets d’évènements…

// Aménager des lieux pour la pratique libre du sport dans la ville et dans la nature pour tous les publics. Investir les espaces publics pour sensibiliser, accompagner et valoriser la pratique du sport et du collectif en créant des espaces sportifs en accès libre dans les parcs.

// Favoriser le sport santé dans la ville : création de boucles actives santé dans les parcs de la ville, accompagnement des acteurs associatifs sur l’accueil du public senior ou des personnes à mobilité réduite/maladies chroniques, mise en place du sport sur ordonnance en lien avec les acteurs médico-sociaux et les centres de santé).

Construire l’économie de demain 

// Orienter les aides financières vers l’économie locale et le réemploi : conditionner les aides à des critères simples : emplois créés/localisés, qualité sociale, réduction d’empreinte écologique, réemploi, ancrage territorial. L’argent public doit produire du bien commun, pas des effets d’aubaine.

// Etablir une planification économique des filières d’avenir, utiles localement, socialement justes, créatrices d’emploi et soutenables en vue d’une relocalisation : identifier les filières stratégiques (réparation, recyclage, rénovation, alimentation, mobilité, énergie, soin, ESS) et organiser l’appui public métropolitain à travers le foncier, la commande publique et l’incubation. Objectif : emploi utile + souveraineté locale, produire et consommer localement. 

// S’appuyer sur une foncière commerciale métropolitaine pour continuer à développer ressourceries, outillothèques, matériauthèque et espaces de mutualisation et mécanismes de partage, y compris en s’appuyant sur des ressources numériques locales. Déployer un réseau d’équipements du quotidien : réparer, emprunter, échanger, apprendre.

// Renforcer l’exemplarité de la Ville et de la Métropole sur la commande publique : critères sociaux et environnementaux, marchés réservés à l’ESS dans certains secteurs, agriculture locale, biologique, zéro déchets, exclusion des produits issus de l’élevage intensif, sortie du plastique à usage unique et améliorer la gestion des données (logiciels libres).

// Créer une Maison/Pôle public de l’Énergie : guichet unique pour informer, orienter, accompagner (rénovations, aides, sobriété, médiation).

// Monter le dispositif Chich’à Gre : pépinière et soutien opérationnel aux projets professionnels des habitants des quartiers pop, coworking public et parrainage / bourse aux stages / mise en réseaux / en lien avec les associations du secteur / Soutenir les lycéens de QPV qui s’engagent dans des études de médecine.

Réinventer les cultures 

// Transformer l’ancien musée de peinture en lieu hybride : centre des cultures urbaines, montagne, théâtre, cascade de bois, hip hop avec la maison de la montagne / projet pluri-acteurs, modèle pacte de Bologne (co-gestion/mutualisation). Un équipement vivant, populaire, qui fabrique du lien et de l’expression.

// Promouvoir les droits culturels : favoriser l’expression de soi en encourageant les pratiques amateurs, permettre la contribution citoyenne à la vie culturelle et au fonctionnement des équipements, valoriser la diversité des cultures présentes dans la ville.

// Améliorer les conditions de travail des artistes et défendre leur liberté de création : adopter une charte de liberté et de rémunération artistique / protection de la liberté d’expression, de programmation et de création. 

// Maintenir les subventions aux acteurs culturels et sécuriser les financements en donnant une meilleure visibilité aux compagnies sur le soutien public (conventions triennales).

// Soutenir l’éducation artistique et culturelle dans les écoles avec des financements dédiés (programme “École‑artistes” déployé dès la maternelle, afin de relier l’éducation artistique, l’esprit critique et la lutte contre la désinformation). Elle doit aujourd’hui s’inscrire dans une logique de continuité des parcours, en dépassant une approche fondée sur l’accumulation de dispositifs et en s’appuyant davantage sur les acteurs culturels du territoire.

// Valoriser la diversité culturelle grenobloise dans l’espace urbain : mettre la diversité en scène dans la ville/art dans l’espace public, parcours culturels, événements multiculturels, résidences d’artistes, utiliser les vitrines des commerces non-occupés pour faire des propositions culturelles et artistiques.

// Renforcer l’offre culturelle au cœur de chaque quartier populaire : accompagner la création du Parc des Arts à Bachelard-Mistral, rénover et rendre plus visibles l’espace 600 et la Bibliothèque Colombine à la Villeneuve, accompagner le théâtre Prémol au Village Olympique.

// Élargir l’activité actuelle du Conservatoire dans l’objectif d’accueillir tous les enfants grenoblois au sein d’une école de musique ouverte à toutes et tous.

// Maintenir les lieux de lecture publique en proximité.

// Créer un groupement d’employeurs culturels municipaux pour sécuriser des emplois partagés entre plusieurs structures, favorisant la stabilité de l’emploi artistique et administratif.

// Donner une place centrale aux récits et aux imaginaires : une politique culturelle ne se limite pas à des dispositifs. Elle produit des récits, stimule les imaginaires et ouvre des possibles. Cela implique de soutenir des projets artistiques ancrés dans le territoire, de valoriser des récits pluriels, d’accompagner les transformations sociales et écologiques par la création, de favoriser la coopération plutôt que la mise en concurrence.

// Révolutionner la fête des tuiles : réinventer l’événement avec les acteurs culturels pour une fête qui raconte une ville créative, joyeuse, inclusive, diverse et résistante.

// Déployer les grands évènements municipaux dans l’ensemble des quartiers et soutenir les initiatives populaires (Urban cross, fête des voisins). 

Penser l’après

// Créer un Conseil du Futur : le Conseil du Futur a pour mission d’anticiper les besoins de la ville de demain en osant repenser les usages actuels. Face aux défis climatiques, sociaux et urbains, il encourage l’expérimentation à travers l’urbanisme transitoire et éphémère. Ces projets permettent de transformer temporairement des espaces sous-utilisés en oasis urbaines, favorisant le bien-être, la rencontre et la fraîcheur en ville. En testant des solutions concrètes et adaptables, le Conseil du futur contribue à construire une ville plus résiliente, plus humaine et mieux préparée aux enjeux à venir.